La présidente de la CPI demande l’aide du Japon contre les attaques de Trump contre la Cour

La présidente de la Cour pénale internationale s’est tournée vers le Japon pour l’aider à résister à la campagne de l’administration Trump visant à pousser les États membres asiatiques à quitter la Cour.

Tomoko Akane, la présidente de la CPI elle-même japonaise, a sollicité la coopération de Tokyo lors d’une conférence à Osaka lundi. Elle a décrit le Japon comme l’un des pays membres les plus solides.

L’administration Trump fait pression sur les États membres de la CPI, notamment en Asie, pour qu’ils se retirent de la Cour. Washington a imposé des sanctions contre la CPI l’année dernière, notamment des mesures visant ses juges, après que la Cour a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour présumés crimes de guerre à Gaza.

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a accusé les juges de la CPI d’être directement impliqués dans ce qu’il a décrit comme un ciblage illégitime d’Israël. Les États-Unis ne reconnaissent pas la compétence de la CPI et s’opposent de longue date à ses enquêtes sur des responsables américains et alliés.

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Le Japon est l’un des membres les plus importants de la CPI. C’est un contributeur financier majeur à la Cour et il représente un poids symbolique en tant que démocratie asiatique qui défend l’État de droit. Si le Japon devait fléchir sous la pression américaine, d’autres membres asiatiques pourraient suivre.

Mais le gouvernement japonais tient bon jusqu’à présent. Le ministre des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a exprimé un soutien ferme à la CPI lors d’une réunion avec Akane en mars, déclarant que le Japon continuerait à soutenir la Cour et son rôle dans le maintien du droit international.

La campagne de pression ne se limite pas à la CPI. L’administration Trump a également sanctionné des responsables individuels de la CPI impliqués dans le mandat d’arrêt contre Netanyahu. La Cour a poursuivi ses travaux, mais la pression financière et politique s’intensifie.

L’appel d’Akane au Japon est une reconnaissance du fait que la CPI ne peut survivre à un retrait massif de ses membres asiatiques. La légitimité de la Cour repose sur sa portée mondiale, et les États-Unis tentent de la réduire.

Traduit par Lydie

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