La FCC s’attaque aux sociétés écrans que DJI utilisait pour contourner l’interdiction américaine des drones

La Commission fédérale des communications (FCC) enquête sur huit sociétés qu’elle soupçonne d’agir comme organisations écrans pour le géant chinois des drones DJI, qui est effectivement interdit de vendre de nouveaux produits aux États-Unis depuis décembre 2025 en vertu d’un décret de sécurité nationale.

La FCC a également annoncé son intention de déautoriser un laboratoire d’essais chinois qui, selon elle, a aidé DJI à contourner les exigences de certification. L’enquête cible des marques comme Xtra, qui vend des caméras d’action de type DJI aux États-Unis, et Skyrover, qui commercialise des drones grand public partageant l’ADN matériel de la gamme DJI.

Ce renforcement des mesures de la FCC intervient après que la commission s’est accordé des pouvoirs rétroactifs d’interdiction, fermant ainsi une brèche qui permettait à DJI de continuer à vendre via des filiales et des produits rebrandés. En vertu de l’interdiction initiale, qui couvrait les drones et leurs composants provenant d’adversaires étrangers désignés, la commission ne disposait pas d’une autorité claire pour cibler le matériel déjà entré dans la chaîne d’approvisionnement américaine avant l’entrée en vigueur des restrictions. Les nouveaux pouvoirs changent cette donne.

DJI, le premier fabricant mondial de drones grand public et commerciaux, a constamment nié que ses produits présentent un risque pour la sécurité nationale. L’entreprise a accusé le gouvernement américain d’utiliser les préoccupations sécuritaires comme couverture pour une politique commerciale protectionniste. Dans une déclaration sur l’interdiction initiale, DJI a affirmé que ces préoccupations étaient « une question de protectionnisme, pas de preuves ».

La dernière action de la FCC signale son intention de poursuivre DJI par tous les canaux disponibles. Les huit sociétés visées par l’enquête couvrent l’électronique grand public, les accessoires pour caméras et les composants de drones, ce qui suggère que la commission estime que DJI a construit un réseau multicouche de sociétés écrans pour maintenir sa présence sur le marché américain malgré l’interdiction.

La déautorisation du laboratoire d’essais chinois, que la FCC ne nomme pas dans son ordonnance, l’empêcherait de certifier des équipements destinés à la vente aux États-Unis, un outil répressif crucial qui coupe la pipeline de certification sur laquelle DJI s’appuyait.

Sources : The FCC is cracking down on DJI tech that dodged the foreign drone ban (The Verge, 10 juill. 2026) ; FCC grants itself retroactive ban powers targeting DJI drones (The Tech Buzz)

Traduit par Lydie

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