L’essence dépasse à nouveau les 4 dollars le gallon alors que la guerre en Iran fait grimper les prix

Le prix moyen de l’essence aux États-Unis est repassé au-dessus de 4 dollars le gallon, alors que la guerre avec l’Iran entre dans son cinquième mois et ne montre aucun signe d’apaisement.

Les conducteurs paient en moyenne 4,00 dollars le gallon, selon les données de suivi, soit une augmentation de 0,85 dollar par rapport à la même période l’année dernière. Le prix était brièvement redescendu après un pic à 4,46 dollars atteint le 27 mai, mais la reprise des hostilités entre les États-Unis et l’Iran l’a fait remonter.

La cause est simple. Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait autrefois un cinquième du pétrole mondial, est devenu une zone de guerre. Le trafic maritime est tombé à une fraction des niveaux d’avant-guerre. La marine américaine prévient qu’une « action hostile délibérée est considérée comme hautement probable » contre tout navire traversant la voie navigable. Et l’Iran a désormais juré qu’« pas une seule goutte » de pétrole ou de gaz ne passera.

Le secrétaire à l’Énergie de Trump, Chris Wright, a reconnu dimanche que Trump « savait qu’il allait faire grimper les prix de l’énergie à court terme » avec ses actions contre l’Iran, mais a déclaré que le président « a eu le courage d’agir quand même ». Le prix du pétrole a désormais dépassé les 90 dollars le baril.

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L’impact sur les ménages américains est direct et douloureux. Chaque dollar d’augmentation à la pompe se traduit par des coûts plus élevés pour les déplacements, le transport de marchandises et le chauffage des maisons. La moyenne nationale de 4,00 dollars cache de grandes variations, des conducteurs dans certains États payant bien plus que cela depuis des semaines.

La flambée des prix est devenue un problème politique pour l’administration. Trump a tenté de présenter la guerre comme nécessaire pour sécuriser les approvisionnements énergétiques mondiaux, mais l’arithmétique est difficile à contester : la guerre censée protéger les flux pétroliers a plutôt conduit les prix de l’essence à des niveaux inégalés depuis la crise d’inflation du début des années 2020.

La Maison-Blanche a tenté de blâmer l’Iran pour ces perturbations. Mais ce sont les États-Unis qui ont choisi la guerre, et ce sont les États-Unis qui ont choisi l’escalade après l’effondrement du cessez-le-feu. Le prix à la pompe est une conséquence directe de ces choix, et à moins que la guerre ne prenne fin, il n’y a aucune raison de s’attendre à une baisse.

Traduit par Lydie

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