Trump menace l’Iran après que des appels à son assassinat ont émergé lors des funérailles de Khamenei

Donald Trump a menacé l’Iran de « 1000 Missiles » samedi, après que les funérailles du guide suprême assassiné, l’ayatollah Ali Khamenei, ont vu des participants appeler ouvertement à l’assassinat du président américain.

« 1000 Missiles sont Verrouillés et Prêts à Tirer et pointés vers la République islamique d’Iran, avec des milliers d’autres prêts à suivre immédiatement, si le gouvernement iranien donne suite à sa menace », a écrit Trump sur sa plateforme Truth Social. Il a ajouté que l’armée américaine « anéantirait et détruirait complètement toutes les zones de l’Iran, LOUANGE À ALLAH ! »

Cette menace fait suite à des jours de frappes aériennes américaines visant l’Iran et de tirs de représailles iraniens contre des bases américaines à Bahreïn, au Koweït, au Qatar et en Jordanie. Le déclencheur immédiat a été une attaque iranienne contre trois navires dans le détroit d’Ormuz plus tôt cette semaine, ce qui a poussé les États-Unis à frapper environ 140 cibles à l’intérieur de l’Iran.

Trump a évoqué les menaces « d’assassiner, ou de tenter d’assassiner » sa personne. Pendant les funérailles de plusieurs jours de Khamenei, les participants portaient des affiches et des banderoles appelant à la mort de Trump, ainsi que du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. Khamenei, 86 ans, a été tué lors de la première frappe aérienne américano-israélienne le 28 février, qui a déclenché la guerre.

Le Council on American-Islamic Relations a précédemment critiqué la « moquerie démente de l’islam » de Trump pour son usage répété d’expressions religieuses arabes tout en menaçant de détruire l’Iran.

Derrière la rhétorique se cache une confrontation concrète autour du détroit d’Ormuz. Les hauts responsables américains ont exigé que l’Iran fasse une déclaration publique proclamant la voie navigable ouverte et garantissant que les navires ne seront pas attaqués. Téhéran a refusé, insistant sur le fait que le détroit reste sous contrôle iranien et que les navires doivent payer des droits de transit, bouleversant des décennies de précédent qui le considéraient comme une voie navigable internationale.

Les responsables américains ont également lié tout futur accord nucléaire à l’arrêt préalable par l’Iran des attaques contre les navires dans le détroit. Ils exigent que l’Iran remette son stock d’uranium hautement enrichi, qui est proche du niveau militaire. L’Iran a constamment refusé, insistant sur le caractère pacifique de son programme nucléaire. L’AIEA a noté que l’Iran est le seul pays à enrichir de l’uranium à des niveaux aussi élevés sans programme d’armement.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé les États-Unis de violer l’accord intérimaire en mettant fin aux dérogations qui permettaient à l’Iran de vendre du pétrole brut en dollars. « Retour à la réalité : il ne peut y avoir qu’une conformité mutuelle », a-t-il écrit sur X.

Le cessez-le-feu qui a interrompu la guerre en juin montre visiblement des signes de rupture. Trump l’a déclaré « terminé » plus tôt cette semaine. Des centaines de missiles sont, comme le dit Trump, « verrouillés et prêts à tirer ». De quel côté vient le bluff ? La réponse viendra dans les jours à venir.

Traduit par Lydie

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