Des soldats américains tués, un disparu lors d’une frappe iranienne en Jordanie

Deux soldats américains ont été tués et un reste porté disparu après que des frappes de missiles balistiques et de drones iraniens ont visé une base en Jordanie vendredi, a confirmé le Commandement central américain samedi, portant à 16 le nombre total de militaires américains tués depuis le début de la guerre.

Quatre autres soldats ont été évacués vers des hôpitaux en Jordanie et ont depuis reçu leur congé, selon un communiqué du CENTCOM.

L’attaque a visé une installation militaire américaine en Jordanie dans le cadre d’une salve iranienne plus large à travers la région. Les Gardiens de la révolution iraniens avaient précédemment affirmé viser ce qu’ils appelaient des « sites de commandement et de contrôle américains » en représailles aux frappes américaines sur le territoire iranien.

Le CENTCOM n’a fourni aucun détail supplémentaire sur les circonstances de l’attaque ni sur l’identité du soldat disparu, précisant que les noms seraient retenus pendant au moins 24 heures après la notification des familles.

Au moins 427 soldats américains ont été blessés dans le conflit depuis fin février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes coordonnées contre l’Iran. La guerre s’est depuis étendue à un conflit multi-fronts impliquant des missiles balistiques, des drones, des blocus navals et des frappes sur des cibles d’infrastructure à travers la région.

La Jordanie, un allié clé des États-Unis dans la région, s’est retrouvée prise dans les tirs croisés. Lors d’une précédente attaque iranienne le 9 juillet, la Jordanie a déclaré avoir intercepté huit missiles balistiques se dirigeant vers la base aérienne d’Al-Azraq, une installation utilisée par les forces américaines. Cette fois, les Iraniens semblent avoir réussi à passer.

Ces décès surviennent à un moment où le conflit américano-iranien s’élargit plutôt que de s’apaiser. Le président Trump a déclaré le mémorandum d’entente américano-iranien « caduc » après le sommet de l’OTAN à Ankara, et les deux camps ont lancé des frappes sur des cibles militaires et d’infrastructure au cours des dix derniers jours. Le détroit d’Ormuz reste effectivement bloqué, et les canaux diplomatiques sont pratiquement fermés.

Le bilan américain croissant fait pression sur la Maison-Blanche pour qu’elle définisse à quoi ressemble la victoire, ou qu’elle trouve une issue. Jusqu’à présent, ni l’un ni l’autre n’a eu lieu. L’administration continue d’élargir la liste des cibles tout en insistant sur le fait qu’elle ne veut pas d’une guerre à grande échelle. L’Iran continue de riposter. Et les soldats morts s’accumulent sans objectif stratégique clair que quiconque à Washington puisse articuler.

Traduit par Lydie

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