Le bilan américain dans la guerre contre l’Iran atteint 17 morts alors que des soldats meurent en Irak et des restes sont retrouvés en Jordanie

Le coût humain de la guerre américaine contre l’Iran continue de grimper. Ce week-end, un soldat américain a été tué dans le nord de l’Irak lors de la détonation contrôlée d’un drone iranien abattu, tandis que des troupes fouillant une base en Jordanie ont retrouvé des restes non identifiés provenant d’une attaque antérieure qui avait tué deux autres soldats.

Le CENTCOM a annoncé dimanche qu’un soldat américain avait été tué le 18 juillet dans le nord de l’Irak lors d’une « détonation contrôlée de munitions non explosées provenant d’un drone d’attaque iranien à sens unique ». Un deuxième soldat a été blessé et reçoit des soins médicaux pour des blessures mineures.

Le même jour, l’armée a annoncé avoir découvert des restes humains non identifiés sur le site de l’attaque de vendredi par missiles et drones iraniens contre une base américaine en Jordanie. Un soldat américain était porté disparu après cette attaque, au cours de laquelle deux autres soldats américains avaient été tués. Un examen est en cours pour déterminer si les restes appartiennent au soldat disparu.

Ces derniers décès portent à 17 le nombre total de soldats américains tués dans la guerre depuis le début du conflit avec les frappes américaines et israéliennes le 28 février. Plus de 430 soldats américains ont été blessés.

Ce bilan croissant a effectivement détruit le cessez-le-feu intérimaire entre les États-Unis et l’Iran. Après des semaines d’accusations mutuelles de violation de l’accord, les deux pays ont repris les attaques à grande échelle. Les forces américaines ont désormais mené huit nuits consécutives de frappes contre des cibles iraniennes, tandis que Téhéran a lancé des missiles et des drones contre les alliés américains dans la région.

Le CENTCOM a indiqué que les dernières frappes américaines visaient le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran, plus précisément « les installations de surveillance côtière et de défense aérienne militaires iraniennes, les capacités maritimes et les sites de stockage de missiles et de drones ». L’armée a décrit l’opération comme une mesure visant à « punir rapidement » les forces des gardiens de la révolution et à affaiblir la capacité de l’Iran à contrôler le détroit d’Ormuz.

L’Iran a répondu en tirant des missiles vers la Jordanie. L’armée jordanienne a déclaré en avoir abattu plusieurs et a convoqué le chargé d’affaires iranien pour protester. Aucune victime ni dégât n’a été signalé en Jordanie, mais les frappes risquaient d’élargir le conflit. Israël a averti ses citoyens que des missiles lancés vers la ville portuaire jordanienne d’Aqaba, juste de l’autre côté de la frontière, pourraient déborder sur le territoire israélien pour la première fois en plusieurs semaines.

Les morts, l’une due à un engin iranien déjà abattu, deux autres dans une base frappée par des missiles balistiques, et un quatrième soldat toujours porté disparu, soulignent la géographie grandissante de la guerre. Les forces américaines subissent désormais des pertes en Irak, en Jordanie et en mer, tout en frappant des cibles à travers l’Iran.

Cette guerre devait être limitée. L’accord intérimaire conclu le mois dernier devait aboutir à un cessez-le-feu permanent dans les 60 jours. À mi-chemin de cette échéance, l’accord est mort, les combats ont escaladé et le nombre de morts américains ne cesse d’augmenter, sans fin en vue.

Traduit par Lydie

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