États-Unis, Japon et Philippines mènent des exercices militaires en mer de Chine méridionale alors que les conflits navals se poursuivent

Les États-Unis et le Japon ont achevé samedi cinq jours d’exercices conjoints de défense navale et aérienne avec les Philippines en mer de Chine méridionale, la même semaine où des garde-côtes chinois ont tiré des canons à eau sur des navires philippins lors de deux incidents distincts.

Le moment n’était pas une coïncidence. Les exercices, tenus du 21 au 25 juillet, ont impliqué des navires de guerre, des garde-côtes, des avions de surveillance et des chasseurs opérant dans cette zone maritime contestée que Manille appelle la mer des Philippines occidentale. Ces manœuvres visaient à améliorer l’interopérabilité entre les trois alliés et à démontrer ce que les forces armées philippines ont qualifié d’engagement à « garantir la liberté de navigation et de survol. »

Ces exercices ont souligné le partenariat durable entre les nations partenaires pour promouvoir la paix, la stabilité et la sécurité dans la région indo-pacifique.

Ils se sont également déroulés dans le contexte de la semaine la plus tendue entre la Chine et les Philippines depuis des mois. Lundi, des militaires chinois au banc de Second Thomas ont blessé deux marins philippins. Jeudi et vendredi, des garde-côtes chinois ont tiré des canons à eau sur des navires de pêche philippins près du banc de Scarborough, et un navire chinois s’est approché d’un bateau philippin à moins de sept mètres, assez près pour que les garde-côtes philippins décrivent la manœuvre comme créant un « risque sérieux de collision. »

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L’Armée populaire de libération chinoise a condamné les exercices conjoints, affirmant qu’ils « nuisent à la paix et à la stabilité régionales. » Pékin revendique la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale et a rejeté une décision de 2016 du tribunal international qui avait invalidé ses revendications expansives.

Pour le Japon, ces exercices marquent une nouvelle étape dans l’expansion de son rôle sécuritaire en Asie du Sud-Est. Tokyo approfondit régulièrement ses liens militaires avec les Philippines, signant des accords d’accès et multipliant les patrouilles conjointes dans le cadre d’une stratégie visant à contrer la présence navale croissante de la Chine. Les exercices ont inclus la Force maritime d’autodéfense japonaise aux côtés de la marine américaine et de la marine philippine, ainsi que des garde-côtes des trois pays, un signal délibéré que l’alliance couvre à la fois les domaines militaire et répressif.

L’emplacement exact des exercices n’a pas été divulgué, mais les précédentes éditions se sont déroulées dans des zones où la marine et les garde-côtes chinois opèrent régulièrement. L’armée philippine a indiqué que ces exercices s’inscrivaient dans une série dont la portée et la fréquence se sont accrues ces dernières années, alors que Manille, soutenue par Washington et Tokyo, repousse l’expansion incessante de Pékin.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a répondu le jour même de la conclusion des exercices en réaffirmant que les différends en mer de Chine méridionale devraient être résolus par des négociations bilatérales, la même position que Pékin maintient tandis que ses garde-côtes intensifient l’usage de la force sur l’eau.

Traduit par Lydie

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