
NASA accorde 590 millions de dollars à Astrobotic, Intuitive Machines et Firefly pour des missions d’atterrisseur lunaire
Image à la une : Concept artistique d’un atterrisseur lunaire commercial sur la Lune ; crédit : NASA
La NASA a sélectionné trois entreprises aérospatiales pour quatre missions robotiques d’atterrisseur lunaire d’une valeur de près de 590 millions de dollars, a annoncé l’agence le 30 juin, faisant progresser la colonne vertébrale de son programme de base lunaire. Astrobotic Technology recevra 297,9 millions de dollars pour deux atterrisseurs Peregrine améliorés, Firefly Aerospace recevra 144,2 millions de dollars pour une mission Blue Ghost améliorée, et Intuitive Machines recevra 148,3 millions de dollars pour un atterrisseur Nova-C amélioré. Les quatre missions visent des atterrissages fin 2028.
Ces attributions font partie de l’initiative Commercial Lunar Payload Services et alimentent directement la feuille de route plus large de la NASA pour la base lunaire, un programme de 30 milliards de dollars dévoilé par l’administrateur de la NASA Jared Isaacman en mars 2026. En vertu d’un décret de décembre 2025 de l’administration Trump, la NASA est chargée de faire atterrir des humains sur la Lune d’ici 2028 et de construire un avant-poste habité permanent d’ici 2030. Le programme prévoit 79 lancements au total, 73 atterrisseurs lunaires et 10 véhicules lunaires.
Chacun des quatre atterrisseurs transportera un ensemble commun de charges utiles scientifiques : la caméra stéréo SCALPSS pour étudier les interactions panache-surface lors de l’atterrissage, le spectromètre à rayonnement LETS pour mesurer l’environnement des particules énergétiques en route et à la surface, et un réseau de rétroréflecteurs laser pour le télémétrage laser lunaire. La NASA compare ces instruments à des « stations météorologiques à différents endroits sur Terre », construisant un réseau mondial de stations de surveillance environnementale à travers la Lune.
Les deux atterrisseurs Peregrine améliorés d’Astrobotic cibleront la région des Dômes de Gruithuisen sur la face visible de la Lune. L’entreprise, actuellement en cours d’acquisition par Voyager Technologies, tire les leçons des programmes précédents. Le Blue Ghost amélioré de Firefly marque la cinquième attribution CLPS de l’entreprise après le succès complet de la première mission Blue Ghost. Le PDG Jason Kim a décrit le travail comme « un changement de paradigme, passant de l’ingénierie aérospatiale sur mesure à la production commerciale de masse d’infrastructures lunaires ». Intuitive Machines, qui a mené deux atterrissages lunaires partiellement réussis, reçoit sa sixième attribution CLPS. Le PDG Steve Altemus a souligné l’objectif de « bases de transport, de connectivité et d’opérations persistantes, fiables et commerciales » à la surface lunaire.
Les missions sont désignées comme Base lunaire 3 et 4 dans la séquence de la NASA, après Base lunaire 1 (l’atterrisseur Blue Moon Mark 1 de Blue Origin) et Base lunaire 2 (la mission Griffin-1 d’Astrobotic prévue pour fin 2026). Un potentiel rover PROMISE, initialement construit pour Mars, pourrait être détourné pour devenir le premier rover lunaire de la NASA.
Ces attributions interviennent dans un contexte de risque : la fusée New Glenn de Blue Origin a subi une explosion catastrophique au pas de tir lors d’un essai statique en mai ou juin 2026, détruisant une fusée et endommageant gravement le complexe de lancement 36. La NASA maintient New Glenn comme principal lanceur pour son architecture de base lunaire mais a jusqu’à mi-2027 avant de devoir envisager des alternatives.
Source : 1ban.news — Space Desk
Traduit par Lydie

