Deux voies pour l’Iran : cessez-le-feu ou guerre totale alors que Trump se rapproche d’une décision

Le président Trump se rapproche d’un tournant décisif dans la guerre en Iran. Des médiateurs régionaux poussent pour un nouveau cessez-le-feu de 10 jours visant à rouvrir le détroit d’Ormuz. Les responsables américains et israéliens ne voient qu’une seule alternative : une vaste campagne militaire conjointe pour forcer la capitulation de Téhéran.

Trump n’a pas encore pris de décision. Mais les responsables estiment que les prochains jours détermineront la direction d’un conflit qui a déjà tué des milliers de personnes, impliqué des puissances régionales et perturbé les marchés pétroliers mondiaux.

Le rapport d’Axios lundi présentait les deux options sans équivoque. Option un : accepter un cessez-le-feu de 10 jours pour trouver des moyens de relancer l’accord intérimaire conclu en juin, le mémorandum d’Islamabad. Option deux : passer à une campagne totale avec Israël pour détruire l’infrastructure militaire iranienne et forcer une reddition sans condition.

Ce choix intervient après des semaines de va-et-vient. Les médiateurs ont transmis à l’Iran une proposition le week-end dernier offrant un cessez-le-feu de 10 jours, selon une source iranienne de haut rang citée par Reuters. Le plan rétablirait le cadre du mémorandum d’Islamabad, un document en 14 points signé par Trump et le président iranien Massoud Pezeshkian le 17 juin au Pakistan, qui établissait une période de 60 jours pour négocier les termes finaux.

Help us build a better way to report the news—carefully researched, transparent, and free from clickbait.

Make a difference

Cet accord n’a jamais pris effet. Le 8 juillet, Trump a déclaré le cessez-le-feu « terminé » après que les deux camps ont échangé des frappes. Les combats de faible intensité se sont poursuivis depuis. Désormais, les médiateurs, dont le Pakistan, le Qatar et Oman, tentent de ramener les deux parties à la raison avant que la situation ne dégénère davantage.

L’ultimatum de Trump pour que l’Iran ouvre le détroit d’Ormuz approche. Il a déclaré au Wall Street Journal que son délai expire mardi soir. Environ 20 % du pétrole mondial transite par ce détroit, et la fermeture de la voie navigable par l’Iran a fait grimper les prix de l’énergie dans le monde entier.

Les deux issues reflètent des calculs différents. Un cessez-le-feu de 10 jours gagnerait du temps pour les négociations, mais il risque le même effondrement qui a tué le dernier accord. Une campagne totale avec Israël pourrait mettre fin à la capacité du régime iranien à menacer le transport maritime et ses proxies, mais au prix d’une guerre plus large qui pourrait impliquer l’Irak, le Yémen et le Liban.

Les responsables israéliens pousseraient apparemment pour l’option la plus dure. Ils voient une fenêtre pour dégrader définitivement les capacités de missiles et de drones de l’Iran pendant que l’armée américaine est pleinement engagée dans le théâtre. Les commandants américains sont plus prudents, avertissant qu’une invasion terrestre de l’Iran serait une entreprise massive sans issue claire.

Les enjeux économiques sont énormes. La fermeture du détroit d’Ormuz a déjà poussé le pétrole au-dessus de 120 dollars le baril. Les craintes d’inflation montent à l’échelle mondiale. La position politique de Trump dépend en partie de la question de savoir si les électeurs lui attribuent la douleur économique ou lui créditent une victoire décisive.

Pour l’instant, les médiateurs continuent de travailler. Mais la fenêtre se referme. Si le cessez-le-feu de 10 jours ne parvient pas à gagner du terrain, l’option de la guerre totale passe de l’éventualité au plan.

Traduit par Lydie

Scroll to Top